Depuis 12 ans qu'on l'attendait, les districuteurs ont enfin daigné sortir ce grand film d'animation des étagères où il commençait à prendre la poussière.
Il est impressionnant de voir que s'il date de 1994, l'animation de ce long métrage n'a pas pris une ride, de plus le sujet qu'il évoque et plus que jamais d'actualité.
Takahata réalise un film où l'humour et les questions sérieuses se succèdent, il est d'ailleurs impressionnant de voir que ce grand monsieur de l'animation nous fait passer du rire au sérieux quand il veut et que force est de constater que ça marche.
On rit vraiment beaucoup avec ces joyeux lurons que sont les tanukis, mais on réflechit aussi pas mal, une belle conciliation de deux termes assez antagoniste.
Vraiment, du grand Takahata, du grand Ghibli.
Une petite erreur dans cette critique : au moins deux autres Takahata(certes pré-Ghibli) sont sortis en France : Kie la petite peste l'année dernière et Horus celle d'avant(et il me semble que Goshu le violoncelliste est également sorti, il y a de ca quelques années).
Sinon, la critique n'appuie pas assez à mon gout sur la noirceur du propos, surtout palpable dans la dernière demi-heure, assez avare en lueurs d'espoir
(à ce propos, la fin du film est pour moi tout sauf légère), et la liberté de ton et de rythme propre à Takahata.
Un chef d'oeuvre total pour ma part, saupoudré de touches d'humour improbables(le coup d'état, l'arrivée des sages Tanuki, ...), à peine parasité par une voix off trop présente. Et quand le film se tait, il atteint des sommets de grâce égalant presque ceux de Totoro 
Tout est dit dans la critique, un grand moment d'humour et de réflexion, doublée d'une animation digne des tout derniers nés des studios Ghibli (oh, mes aïeux, la déclinaison de tons choisis pour colorer la forêt...
)
Les petites bêtes sont vraiment charmantes (même si je préfère les totoros
), et on s'attache d'autant plus à elles qu'on les voit progressivement disparaître...
Et là je rejoins la fin de la critique de Jade (et le message de Neofire), c'est que la voix Off est pour moi vraiment superflue: les scènes et les dialogues se suffisant à eux même, cette voix (pas très agréable d'ailleurs... même en VO) fait redondance, et monopolise notre attention (sans parler qu'il faut suivre bcp de sous-titres du coup
... les pauvres enfants qui étaient dans ma salle^^) qui aurait pû se fixer sur les petites subtilités de l'animation.
Et je suis d'accord aussi pour les quelques longueurs, un film d' environ 1h30 aurait été plus judicieux...
Le propos n'en est pas moins captivant... et surtout préoccupant. Un très beau film, qui peut amener de belles réflexions écologiques, et encore davantage chez les enfants...
petite question: j'ai vu dans les crédits: "planning: Hayao Miyazaki"... ça veut dire qu'il fait quoi au juste? 
u'il supervise, il me semble, il est ausi a l'origine de l'idée de base du film. Dans tous les cas vu que c'ets un film de ghibli et qu'il est cofondateur il avait forcement son mot a dire.
Vivement le prochain ghibli, adaptation d'un roman de Le guin
Bien vu neofire, il y a là négligeance de ma part, et je vais changer le début de la critique (ce qui est dommage parce qu'il me plaisait bien).
Je ne me suis pas ennuyé une seconde aux cotés des tanukis. On passe par toutes les émotions du rire aux larmes en prenant une formidable leçon d'environnement et d'urbanisme. Takahata expoloite la petite touchede folie qu'il avait déjà mis dans Mes Voisins les Yamada. Après question animation, Pompoko a quand même pris un petit coup de vieux mais s'en tire agréablement bien. A classer avec les meilleurs Ghibli.
Il n'y a que moi qui ai été traumatisée par le fait qu'ils se servent de leurs testicules pour faire des nappes et autres ustensils ? 

Je l'ai trouvé quand même bien long, et à tel point que je me suis endormie devant.. 


Comment tu me déçois ! 