La fin de cette très bonne série est à la hauteur des espérances. Le dénouement tient en haleine jusqu'au bout avec des rebondissements bien amenés. 12 volumes de même qualité avec une constance dans le scénario et le dessin.
J'en suis aux neuf premiers (on les achète par coffrets) et je dois dire qu'à part quelques scènes et un graphisme assez kitsch, c'est une série haletante pas forcément politiquement correct dans les thèmes et le programme politique des deux héros, mais passionnant dans leur volonté de changement du système.
J'ai hâte de lire la fin ^^
J'ai été très agréablement surpris par cette série ! Un bon scénario, assez convenu au début, rythmé et ponctué de rebondissements par la suite.. certains sont d'ailleurs assez exagérés même si on les voit venir de loin (un japonais, une américaine . . . ) pour un manga de ce genre mais ça ne gache pas le plaisir de le lire !
"Les affranchis" à la sauce nippone 
Mouais, j'ai découvert ce manga il y'a quelques années dans
un numero de "Kaméha" datant de 1995 lors d'un marché aux puces.
J'ai eu pas mal de temps pour réfléchir sur la qualité d'une telle oeuvre. Le truc est bon mais il y'a pas de quoi s'extasier selon moi.
Deux archétypes icônes de la bogossité idéalisés. Ils sont beaux, ils sont classes, ils sont malins bref, j'ai lu entre temps les premiers tômes de crying freeman, et je ne peux m'empêcher de penser qu'Ikegami ne s'est pas gêné pour retranscrire dans les deux cas ses fantasmes masculins - ainsi que ceux des auteurs eventuellement.
Le scénario à la base prometteur aurait pu donner quelque chose de plus correct si Fumimura avait été plus experimenté en politique. Sans blague, c'est truffé de lieux communs, de clichés simplistes parfois grotesques sur la sphère politique. C'est quoi leur conception de la chose? Des vieux croulants corrompus et pervers qui entravent le pays et qu'il faut évincer au profit de "jeunes de 30 ans."
Bof, mais pourquoi pas?
Seulement, ça part en couille dès les premières pages: les photos compromettantes du sénateur Sakura, type du "politicien vereux". Chantage, mais de quelle nature?
Notre Saint Hojo aux mains propres se livre à une truanderie des plus abjecte: il va jusqu'à cotoyer à la piscine la fille du sénateur et fait délibérément croire à la liaison dangereuse!
Immonde! Et qu'est-ce qu'un yakuza fait aux deux assassins chargé de Asami? Il les ficèle héroïquement et les suspend du haut de la grue d'une décharge, sort son gun et tire deux coup qui éffleurent délicatement les épaules du pauvre sakura acculé qui n'a d'autre choix que de capituler face à tant d'habileté et de perfidie!
Subtile! La politique vue par Fumimura.
Voila, je m'étalerai pas sur la caricature grossière de la commissaire en chef ou sur Tokai, prototype du méchant mafieux .

Premièrement, ça aurait été sympa de mettre un spoil pour le suspense de ceux qui voudraient découvrir l'oeuvre.
Ensuite, je ne pense pas qu'on puisse seulement réduire Sanctuary à ce que tu en as dit. Beaucoup de thèmes sont à explorer : la volonté d'incarner le changement, de traduire un rêve en réalité, la liaison entre les protagonistes, les femmes faciles... l'exploration particulière du monde des yakuza vue par Fumimura (spécialiste en la matière) n'est pas unique, les films du genre décrivent sensiblement la même chose mais Sanctuary possède son authenticité et des qualités que je me suis efforcé de montrer...
Pour ce qui semble t'avoir choqué, il n'y a pas de héros, ce sont tous des voyous et le parallèle fait entre homme politique et yakuza montre deux univers pas si éloignés au final. C'est complètement pessimiste et contre tout manichéisme. Pas de gentil, que des voyous avec l'utopie du changement pour un Japon nouveau.
Et les jeunes pousses qui veulent pousser dehors les vieux dinosaures politicards, n'est-ce pas plus que jamais d'actualité ? 
De toute façon il n'y a pas à discuter ....
Sanctuary est un classique reconnu auquel Wikipedia US fait même l'honneur de lui attribuer le mérite de l'introduction du manga seinen aux Etats Unis (voir la page de Wikipedia US sur les mangas) . La possibilité d'un autre genre que les "pim pam pouf "version nippone autrement appelée shonen (mais non je n'ai rien contre les shonen.... juste 99% de la production... Disons qu'y a Hikaru no go et puis c'est à peu prés tout .... Deathnote aussi si on le compte dans les shonen ce que je ne fais pas et puis quelques rescapés....) .
*Sanctuary n'a pas non plus une vocation documentaire contrairement à Say hello to black jack : c'est avant tout une fiction . Par ailleurs je me pose toujours la question de savoir dans quelle mesure peut on considérer certains aspects comme si caricaturaux que ça ...
-Les jeunes qui veulent dégager les vieux c'est un problème bien réel de la sociologie du pouvoir d'où la notion de gérontocratie. Et bizarrement c'est bien dans les pays où ça coincent que ça arrive : URSS , france ,...
A celà se rajoute le problème typiquement japonais des zaibatsu qui renforce cet immobilisme , la société étant un bloc monolithique . Ce n'est pas seulement le pouvoir politique qui est gangréné c'est l'ensemble de la machine qui est grippé .
-Le nationalisme nippon n'est pas une lubie témoin le récent spirit of the sun . Ses corrolaires comme l'autarcie économique dans laquelle vit le japon , le réflexe d'achat japonais n'est pas fantasmé et la visite américaine pour forcer les japonais à acheter américain n'a pas été imaginé : rappelons nous que le japon tel qu'il est s'il reste spécifiquement nippon a été accouché par les occidentaux lorsque perry est venu avec sa flotte de guerre. Rappelons nous que le problème du déficit de la balance commerciale des EU avec le Japon a toujours été une pomme de discorde entre les 2 pays depuis la fin de la 2ème guerre mondiale;
- Reste la question des yakuza ... franchement difficile à savoir ... un bandit reste un bandit , d'où d'ailleurs ces tentatives de créer des codes de l'honneur et autre foutaises pour compenser de maniére plus ou moins cachée leur mauvaise conscience. Tokai est il une caricature ? j'aimerais le croire mais je n'en suis pas si sur lorsque je vois le comportement de certains grand chef du banditisme parisien ....
*Ce sont de vrais problèmes qui sont évoqués . Reste à savoir si ce sont de vrais "réponses" : est ce que ces thémes sont traités de la même maniére dans la vie réelle ou ne donne il pas plutot lieu à des intrigues beaucoup plus complexe ? je pense qu'à l'évidence c'est le cas . Toute personne ayant fait un peu d'économie bancaire ou de droits des sociétés ou toute autre discipline d'organisation humaine apprécie le rare degré de complexité des stratégies mises en place à l'heure actuelle. Mais la question est de savoir si on peut fidélement retranscrire ça dans un manga sans endormir le lecteur : l'exagération reste une nécessité scenaristique à condition bien sûr qu'elle reste dans les limites de la vraisemblance et du bon gout .
Cette appréciation de la vraisemblance et du bon gout est à l'évidence quelque chose d'éminement subjectif : au vu du succés public de la série et de sa place dans la critique je pense qu'il est aisé de déterminer de quel coté de la barriére se situe Sanctuary . Ca reste un cran en dessous des Affranchis ne serait ce que parce que l'on part de la fiction pour aller vers le réel au lieu de la démarche inverse mais ça n'en reste pas moins quelque chose de solide avec de vrais thématiques .
J'adore ta manière de débattre