Ce qui se dégage de SHTBJ, c'est un sentiment permanent d'impuissance. Toute la bonne volonté de Eijiro ne suffit pas à donner le meilleur traitement possible à ces patients et fréquemment il ressent ce sentiment qu'il a beaucoup de mal à controler. L'impuissance touche aussi l'hôpital contraint par sa politique de ne pas pouvoir administrer les meilleurs soins en fonction de la catégorie sociale du patient. L'inégalité qui frappe les patients japonais donnent des sueurs froides de se voir un jour en mauvaise santé dans l'archipel car SHTBJ assure dire la vérité. Une vérité qui fait froid dans le dos.
L'auteur d'Umizaru livre ici un sujet beaucoup plus porteur qui montre plus l'envers du décor que les salles d'opérations en elles-mêmes. Les recherches sur le sujet ont dû être monstrueuses pour arriver à débiter une telle quantité d'informations à base de données chiffrées et de statistiques... mais pourtant le manga n'est pas parfait.
SHTBJ manque parfois de rythme et à moins d'être plongé dans le monde hospitalier, on a quelquefois du mal à accrocher. On dirait que la vie du personnage n'est rythmé que par l'action à l'hôpital, il ne vit que pour ça. On a du mal à croire à l'histoire d'un jeune médecin s'opposant à sa hièrarchie pour la seule volonté du bien de son patient et pour se donner bonne conscience. Mais SHTBJ reste à feuilleter quand même pour le sentiment de mal-être qu'il procure... 6.5/10 