Venus Versus Virus

Critique par juro - le 26/10/2007 visuel Venus Versus Virus
Recherche
5.5/10
Venus de Miro
vote internaute
57 %
14 %
14 %
16 %

Dans la longue pile de mangas à classer dans les actionner bruts, on pourrait jeter Venus Versus Virus sans prendre conscience que le shônen se révèle bien plus agréable que sa couverture ne le laisserait penser. Une lolita, un flingue, un détail visuel notable pour le style (prononcez staïle) et assurément son quota de monstres allant de pair. L'oeuvre pourrait être perçu comme un mauvais croisement entre Gunslinger Girl et Reiko the Zombie Shop pour s'affirmer finalement comme un titre moins bête que prévu.

Venus est miro (et borgne aussi)

Le métier de Lucia est d'exterminer les virus (démons mangeurs d'âmes humaines), qu'on surnomme « ceux qu'on ne voit pas ». Suite à une piqûre d'aiguille de la broche qu'elle portait, Sumire, une jeune fille possédant un don inné très développé de médium, acquiert un étrange pouvoir qui lui permet de voir ces démons. Mais ces derniers semblent eux aussi attirés par la jeune fille et l'union entre la professionnelle Lucia et la novice Sumire promet bien des aventures...

Les intrigues s'enchaînent dégageant plusieurs thématiques à explorer : la véritable nature de Lucia la flingueuse à tout va et celle de Sumire, nouvelle venue en ce bas monde fantastique et insoupçonnable. Schéma classique a priori confirmé par l'environnement délétère de monstres, démons et autres esprits mais aussi par la faute d'une narration superficielle avec un drama school en toile de fond. À partir de ce constat, si vous n'avez pas jeté le manga, c'est sans doute que son lot d'action permanent et entraînant a fait mouche, rendant Venus Versus Virus attrayant car même si les réflexions restent primaires, on s'emballe à chaque dénouement faisant vibrer le sol par la quantité de douilles s'y écrasant. Mais c'est surtout le suspense restant entier jusqu'au bout ainsi que l'ésotérisme suffisamment convaincant qui tiennent en haleine.

Venus contre les virus

L'alchimie prend forme progressivement par l'intermédiaire de trio de la boutique (rôdé comme il faut pour un public fanatique de shônen) : la jeune apprentie inexpérimentée permet au lecteur d'appréhender ce monde parallèle à chaque nouvelle intrigue, la dézingueuse professionnelle si mystérieuse renvoie des ennemis qui n'aurait jamais du quitter l'outre-tombe alors que le sage vieillard s'avère être le bon conseiller tutélaire de cette équipe féminine. D'un classicisme affligeant mais les scènes d'action inspirées comblent le manque de créativité à tout point de vue.

Il n'en demeure pas moins que le mangaka ne possède pas un trait exceptionnel, juste ce qui est nécessaire à un shônen de base. Pas de création démentielle le minimum syndical pour permettre au lecteur de passer un moment sans se poser trop de question sur un scénario qui a du mal à se dessiner sur la durée. Dessins épurés, visages et expressions classiques, mini passages en SD, on n'en attendait pas plus à vrai dire...

Venus Versus Virus n'est pas une grosse maladie additive, c'est juste une petite bactérie de passage revenant tous les quatre matins dans le catalogue de Soleil et sa parution aléatoire. On ne s'enflamme pas mais on peut légitimement penser que le manga montera en puissance dans les volumes suivants sans pour autant parvenir à déclencher les passions. Il ne tient qu'à Suzumi Atsushi de nous prouver le contraire...


Pour aller plus loin...

Votre avis, votre critique

Accéder à l'accueil du site

Krinein, critique et pop cultureKrinein : le magazine de la pop culture
Claymore - la série
Claymore - la série
Lord
Lord
Me and the Devil Blues
Me and the Devil Blues
CFSL.NET
CFSL.NET
Gasaraki - la série
Gasaraki - la série
Créer un blog krinein : kriblog
9 874 articles | 12 568 références | 10 334 membres | 34 rédacteurs réguliers | 49 rédacteurs occasionnels | 38 273 avis internautes