Gossip Girl - Saison 1

Critique par Vincent.L - le 23/10/2007 visuel Gossip Girl - Saison 1
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Pas aussi imposante que la chanteuse…
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En cette rentrée 2007, Josh Schwartz a décidément le vent en poupe. Alors que son premier succès télévisé The O.C. est terminé depuis l'an dernier, Chuck, son dernier bébé comico-espionnage-science-fiction, s'impose tranquillement sur NBC. Sur The CW, Gossip Girl, sa deuxième série diffusée cette saison aux Etats-Unis, donne elle dans le teen-soap surfait. Avec Stephanie Savage à la co-création et à l'écriture de scénarios, cette adaptation de la série de romans du même nom de Cecily von Ziegesar n'a visiblement pas envie de proposer un programme ambitieux.

Riches, pédants, superficiels

Est-il possible d'avoir l'air plus con et prétentieux ?
Est-il possible d'avoir l'air plus prétentieux ?
Comme toute série du genre qui se respecte (plus ou moins), les héros new yorkais sont beaux et agréables à regarder (mentions spéciales pour Blake Lively, Leighton Meester et Penn Badgley). Touche caractéristique de Josh Schwartz, les héros sont riches, pédants et n'ont pas honte d'écraser et de mépriser tout le monde. En cela, la série pue franchement, comme pouvait tout autant chlinguer The O.C. et ses personnages friqués particulièrement superficiels et désintéressés des autres « classes » (moyenne et pauvre). Parfois, les scénarios tentent d'aborder le gouffre financier et de valeurs entre les riches et les pauvres, mais c'est pour se viander dans une condescendance et une pitié gerbantes.
Côté histoires globales, Gossip Girl propose de l'ultra déjà-vu, du côté de séries telles que Dawson ou encore... The O.C. Des couples se forment, se brisent, se reforment. Des ados sont portés sur la mode, l'art, les soirées, le sexe, l'alcool, les interdits, les incertitudes et les jugements hâtifs. Les doutes amènent ces jeunes à constituer des couples modulés par l'étendue du casting...

Pourquoi alors regarder un tel programme ? Pour l'esthétique luxueuse ? Pour la bonne sélection du superviseur de la musique Alexandra Patsavas (connue pour son travail sur Grey's Anatomy) ? Pour la voix charismatique de Kristen Bell (la belle de Veronica Mars ne faisant ici que prêter ses cordes vocales pour une narration à peine utile) ? Pour les réflexions (très basiques) sur l'acceptation du groupe, de la différence et des erreurs du passé ? Tout cela mérite-t-il que l'on s'y attarde plus de quelques épisodes ? Non. Etant donné le peu de succès que rencontre la série (même pas 3 millions de téléspectateurs par semaine en moyenne), il y a de bonnes chances pour qu'elle s'arrête dès la fin de la saison. Et c'est à peine une rumeur...


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