Archive - Lights

Critique par Vincent.L - le 21/05/2006 visuel Archive - Lights
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6/10
Lumières diffuses
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Lights, le nouvel album d'Archive, est constitué d'une collection de chansons electro-rock. Après l'échec de Noise et avec un nouveau chanteur (Pollard Berrier, remplaçant de l'impulsif Craig Walker), on ne pouvait qu'attendre mieux du nouvel opus de la formation anglaise. En onze nouveaux titres toujours très influencés par Pink Floyd, le groupe de Darius Keeler et Danny Griffiths démontre une étonnante capacité à manquer l'achèvement de la quasi totalité des tentatives harmoniques et mélodiques. Il affiche une fâcheuse tendance à se complaire dans des couplets répétitifs basés sur un unique accord.

Depuis leur troisième album You all look the same to me, les anglais reproduisent la même formule. Souvent pendant près de deux minutes, ils font tourner un accord en boucle avant de proposer au maximum quatre accords qui pourraient permettre des envolées s'ils étaient mieux gérées. Sit Back Down et Black sont les meilleurs exemples de ce gâchis musical. Si les élans planants rattrapent le début répétitif, ils s'étouffent aussitôt dans une absence d'évolutions. Une impression d'oeuvres inabouties se créé inévitablement. Au final, l'auditeur ne retient que la réitération mélodique minimaliste des couplets. Sur System (avec son gimmick catchy) et Sane, un certain psychédélisme naît de cette manie d'écriture. La balade mélancolique I will fade est légère comme un souffle d'été. Redite des efforts de Michel Vaillant, le court Fold, avec ses bidouillages électroniques lunaires, aurait gagné à s'étendre dans la durée. Retour à une musique trip-hop proche du premier album Londinium, la chanson Headlights, avec ses choeurs intenses, apparaît comme une séduisante douceur spatiale, faisant d'elle le sommet de l'opus. En clôture du disque, Taste of blood, balade nostalgique, aurait pu, comme Fold, s'allonger et s'amplifier. La rupture finale du titre est aussi dure que l'amertume de la déception du disque. Inécoutable dans son intégralité (avec ses 18 minutes 30 secondes), le titre éponyme à l'album, Lights, déjà comparé au célèbre Again, ne mérite pas un tel éloge. Si l'on coupe les 8.30 premières minutes, la mélodie synthétique et les poussées vocales du chanteur arrivent à captiver sur 10 minutes tout au plus.

Si sur Lights la lumière apparaît parfois, elle est difficilement entretenue par les compositeurs. Dommage, car la voix du nouveau chanteur Pollard Berrier est bien plus maîtrisée et moins braillarde que celle de Craig Walker. La surprise serait désormais qu'Archive refasse un véritable bon disque...

Archive - Lights
01. Sane
02. Sit back down
03. Veins
04. System
05. Fold
06. Lights
07. I will fade
08. Headlights
09. Programmed
10. Black
11. Taste of blood


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