Perry Blake - Concert au Café de la danse

Critique par Vincent.L - le 16/04/2006 visuel Perry Blake  - Concert au Café de la danse
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Le choix du compromis
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Dans un Café de la danse plein à craquer, Perry Blake est accueilli comme un roi par les spectateurs français. En cinq albums depuis son premier disque éponyme en 1998, le talentueux songwriter irlandais s'est constitué un public de plus en plus large, allant des adolescents aux personnes âgées. En un tout petit peu plus d'une heure trente, tous se sont accordés sur l'indéniable qualité de la prestation scénique, que ce soit au niveau de la voix du chanteur ou de la performance de ses nouveaux musiciens live, tous de nationalité française.

Avec son émotion unique, Perry Blake caresse finement les oreilles de son audience. Tranquillement installé à côté d'une lampe diffusant une lumière discrète, l'artiste choisit de ne pas interpréter ses compositions les plus connues. Ainsi, à part un The hunchback of San Francisco explosif en fin de set, l'homme préfère proposer une majorité de titres extraits des albums Still life, California, Songs for someone et The crying room, le dernier en date. Commençant par le sublime Forgiveness, Perry Blake aura besoin de quelques chansons pour que sa voix s'ajuste parfaitement. Et qu'elles lui permettent d'atteindre les hauteurs impressionnantes que l'on aime tant. Le chanteur livre majoritairement des balades mid-tempo (These young dudes, California, Ordinary day, Songs for someone ou encore Still lives), douces comme un lit de chocolat blanc. Entre ses chansons, l'artiste lance des petits mots d'humour qui ne manquent pas de faire rire le public. Se moquant lui-même de la quasi omniprésence de thèmes sombres et suicidaires dans ses chansons, il dégage une évidente sympathie. En milieu de concert, il choisit de s'éclipser le temps d'une reprise instrumentale du magnifique Forbidden colours de Ryuichi Sakamoto et David Sylvian. Passé ce clin d'oeil à une référence musicale toujours revendiquée, l'irlandais repart sur sa même lancée. Toujours sans fautes, il enchaîne ses délicats baisers musicaux. Après deux rappels, il quitte définitivement un public enchanté.

On peut cependant regretter que Perry Blake n'ait pas choisi de complètement nous électrocuter sentimentalement avec ses plus belles chansons, telles I'm over you, You're not alone, Broken statue ou encore Storms. Mais rien ne nous empêche de nous empresser de les réécouter sur disque...


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