Nick Cave - Murder Ballads

Critique par Lestat - le 13/07/2003 visuel Nick Cave  - Murder Ballads
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8/10
Chronique d'une mort annoncée
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Qui est Nick Cave ? Nick Cave est un artiste qui nous vient d'Australie. Son premier album, il en a accouché en pleine période punk. Mais From her to Eternity faisait davantage penser à Leonard Cohen qu'aux beuglements de Johnny Rotten. Nick Cave joue une sorte de blues mâtiné de gothique, qui au fil du temps le fit se métamorphoser en une sorte de crooner, comme dans le récent Nocturama.
Mais peut importe le style ou les thèmes. Le seul style Cave, c'est sa voix. La voix de Nick Cave, c'est toute sa force, son originalité. Cette voix, elle est grave, sombre, limite caverneuse. Une voix d'outre tombe.
Sorti en 1996, Murder Ballads serait l'album le plus vendu de Nick Cave, ou plutot de Nick Cave and the Bad Seeds, son deuxième groupe après Birthday Party. Murder Ballads, comme son nom l'indique, a pour thème recurrent le meurtre, plus atroce les uns que les autres. Cela commence avec Song of Joy au titre des plus trompeurs. Ambiance crépusculaire, textes meurtiers et la voix de Cave donne le ton de l'abum. Un Stagger Lee plutot enervé plus tard et arrive un duo avec P.J. Harvey. Une voix aigü, une voix grave, le morceau est splendide et nous fait paraitre le suivant, Lovely Creature, bien fade. Puis arrive Were the Wild roses grow, sans doute le meilleur morceau de l'album. Tué par P.J. Harvey, Nick décide de se venger et tue une Killie Mynogue (si si) très en forme. Ce deuxième duo, frisant le gothique est un bijou. Toujours ce constraste entre les voix et c'est finalement dans les duos que Nick Cave est le meilleur. Après ce moment de bonheur (sauf pour Killie qui, dans le texte, fini morte et enterrée), on se remet de nos émotions avec the Curse of Millhaven, un poil plus dynamique et puis arrive the kindness of Stranger, l'histoire d'une pauvre fille retrouvée morte avec une balle dans le buffet. Suis Crow Jane, tout aussi sympatique puis O'Malleys Bar, morceau de 14 minutes et des poussières. O'Malleys Bar hélas deçoit. Il souffre un peu du même sydrôme que le duo l'Europe entre Noir Desir et Brigitte Fontaine (Des Visages des Figures) : d'exellent textes mais une composition et une mélodie fade et peu attractive. La dernière chanson, reprise de Bob Dylan, Death is not the end, ramene un peu de gaité (quoique ? ) dans tout ce disque assez macabre, en nous rappelant que la mort n'est pas une finalité.


Murder Ballads est un album qui n'a pas volé son succès et j'encourage quiconque souhaite découvrir l'artiste à se plonger dedans. Comme quoi, le meutre à parfois du bon...


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