El Club - El Club

Critique par juro - le 29/06/2007 visuel El Club  - El Club
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Club House
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Derrière El Club se cache un quatuor : Gildas Arzel, Erick Benzi, Michael Jones et Christian Séguret avec un fort potentiel à nous ressortir des balades aux rythmes des 80's. Avec son album éponyme, le groupe fait un bond dans le passé avec tous les bénéfices et désavantages que cela engendre. Surtout les désavantages. Sacré coup de vieux...

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Michael Jones, l'un des quatre malfaiteurs
Seul le nom de Michael Jones s'avère parlant au premier degré. Le gallois aux verres de lunettes teintés a écumé les plateaux télévisions depuis vingt ans jusqu'à rejoindre dernièrement la Star Academy. Les autres demeurent plus obscurs. Sans a priori, la galette se lance et rapidement son goût salé ressort, avec une saveur traditionnel rappelant justement celui avec qui Jones connu le succès : Jean-Jacques Goldman ou Maxime le Forestier (Plus fort que ça). Chose peu étonnante vu qu'ils sont membres honoraires du Club ! Le groupe ne possède pas leur facilité à charmer les foules ou à placer des textes parlants. Du coup, ce regroupement d'hommes expérimentés décide alors d'évoluer dans un registre connu, conventionnel, simple et sans surprise. La guitare se fait omniprésente, les chants en chœur aussi.

Le goût ressenti plus haut se fait persistant entre les pistes et de moins en moins convaincant, les deux premiers titres aux vertus de single passés. L'impression que les quatre têtes se sont réparties les rôles pour qu'aucun ne soit mis en retrait se révèle profondément désagréable car ils n'ont pas tous le même pouvoir vocal de séduction, d'autant plus que leurs organes s'additionnent plutôt mal lors de leurs chants en chœur, notamment lors des refrains (Jack & Judy, Un Message, Toi...). Et au-delà, vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent, les textes consensuels se succèdent. Manquerait plus que les oiseaux et les petites fleurs. La nostalgie a bon dos mais montre sans doute le titre le plus abouti avec Est-ce qu'elle m'emmènerait ?. Et en passant, une reprise de Canada (La Chaleur du sud), éphémère formation dudit Gildas Arzel.

El Club ressasse sans classe ni intérêt quelconque une dizaine de titres pas vraiment méchants mais juste ancrés dans une autre époque, jouant la carte de la nostalgie et de ses balades guitare à la main. Mieux aurait été possible, là c'est triste à écouter. Ah oui, au fait, ce goût s'était peut-être de la naphtaline...

El Club - El Club
01. Plus fort que ça
02. Jack & Judy
03. Un Message
04. Au revoir
05. Est-ce qu'elle m'emmènerait ?
06. Elle écrit
07. Toi
08. La Chaleur du sud
09. Un peu d'eau sur le feu
10. Ma fée
11. Si la lune
12. Minuit sonne
13. Mauvais soleil
14. Ce que j'aime


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