Dumas - Le cours des jours

Critique par juro - le 23/12/2005 visuel Dumas - Le cours des jours
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7.5/10
Le 4e mousquetaire
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Steve Dumas fait partie de cette nouvelle légion de québécois débarquant en France avec un répertoire de qualité. A l'écoute, l'oreille se dresse et l'homme commence à faire son trou en France en réalisant la première partie des Cowboys Fringants lors de leur tournée française. Rebaptisé seulement de son nom, Dumas nous offre un deuxième album plein de promesses et intéressant au possible, mêlant poésie et impressions personnelles sur le quotidien, celui qui défile jour après jour pour un album justement intitulé Le cours des jours. Dans un très bon français (sans accent !) et des rythmes pleins de jeux de sons, le québécois crée un album remplie de promesses.

Dumas s'inscrit dans un courant musicalement hétérogène entre pop, rock, électro et chanson à texte plus classique. Ces univers se rencontrent, se bousculent, parvenant à créer un ensemble cohérent autour d'une voix pleine de charme, comme un susurrement à l'oreille. Sur des rythmiques instrumentales basiques essentiellement axées autour d'une guitare acoustique, l'électro joue un grand rôle donnant une multiplicité d'impressions. Après une brève intro instrumentale (Hélium), Dumas se découvre partageant des textes simples racontant des tranches de vie du quotidien sur lesquels se percutent les sonorités féeriques (le très bon Le cours des jours), rock (Vol en éclats, Vénus aux faux airs d'Astonvilla), pop (J'erre, Tu m'aimes ou tu mens). L'impression intimiste fait son chemin et se retrouver au plus près des textes impliquant l'auditeur par un tutoiement intensif rend l'atmosphère ambiante proche du tête à tête. Dumas explore, cherche toujours encore un peu plus loin avec des titres proches du road movie, toujours superbement servi par une guitare acoustique reflétant l'essence de ses textes (Arizona, Ferme la radio). Les derniers titres, et en particulier les somptueux Vision pornographique et Linoléum, empruntent à la pop anglophone son meilleur pour donner envie de se les repasser en boucle.


Aussi différents soient-ils, les styles se complètent, créent une alchimie et Dumas passe du coq à l'âne sans coup férir. Certainement que les ballades romantiques ne constituent pas les textes de référence de l'artiste mais il arrive à les faire passer agréablement, jouant de ses charmes vocaux pour attendrir l'oreille. Le Québec ne cesse de se fourvoyer de nouvelles perles de la chanson française mais celle-ci semble bel et bien tenir la dragée haute à ces prédécesseurs pour ce second album qui s'annonce comme un moment d'écoute privilégié auprès d'un artiste en devenir. Retenir son nom ne devrait pas poser de problèmes, il ne reste plus à Dumas qu'à se faire un prénom.

Dumas - Le cours des jours

01. Hélium
02. Le cours des jours
03. Vénus
04. J'erre
05. Je ne sais pas
06. Arizona
07. Tu m'aimes ou tu mens
08. Ferme la radio
09. Dis-moi
10. Vol en éclats
11. Vision pronographique
12. Linoléum
13. Outro


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