Placebo - Meds

Critique par Vincent.L - le 12/03/2006 visuel Placebo - Meds
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La guérison de Placebo
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Meds, le bien nommé dernier album de Placebo, constitue le plus beau cadeau offert par le groupe depuis leur premier opus éponyme datant de 1996. Une très belle surprise qui, au bout de dix ans de carrière, replace les trois anglais dans le top des meilleurs groupes de rock du monde. Après un Sleeping With Ghosts légèrement décevant en 2003, la formation menée par le charismatique Brian Molko revient avec treize chansons de rock éclectique, énergique et mélancolique.

A Song To Say Goodbye, premier single diffusé sur les ondes françaises, mériterait à lui seul l'achat du disque. Cette chanson représente tout bonnement une des meilleures écrite par le groupe. En trois minutes trente, les londoniens synthétisent toutes leurs compétences. Un inoubliable refrain pêchu croise un délicat piano au spleen terrassant, des guitares débridées, de subtils claviers et une fin tout en violons palpitants. Positionnée en clôture d'album, cette piste divine en ferait presque oublier la qualité des autres nouvelles compositions. La formation a enfin trouvé l'équilibre entre rock explosif et balades cafardeuses. Les plus beaux exemples d'excursions calmes s'appellent Follow The Cops Back Home, In The Cold Light Of The Morning et le magnifique Pierrot The Clown. En contraste assez flagrant, Infra-Red, Post Blue, Because I Want You To et surtout le tubesque One Of A Kind rappellent tout le savoir-faire nerveux de Placebo. Les guitares électriques y sont déchaînées, les lignes de basses y rivalisent de puissance, les rythmes y fluctuent d'ingéniosité et les refrains pénètrent l'esprit après plusieurs écoutes. Le pont vers le refrain de One Of A Kind évoque à lui seul un orage apocalyptique.

Avec Meds, Placebo est guéri des gimmicks vocaux énervants du chanteur Brian Molko, de quelques balades un peu mollassonnes et surtout de la monotonie d'une formule rock spécifique au groupe. Une formule qui fonctionnait encore bien depuis Black Market Music mais qui manquait d'innovation. Ici, Space Monster rappelle Depeche Mode, Meds (en duo avec VV Mosshart de The Kills) et Broken Promise (en duo avec Michael Stipe de REM) se permettent des détonations noisy. Des évolutions qui créent un nouvel engouement.


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